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Retour sur notre position encore et toujours centriste radicale et républicaine par refus des vieilles politiques de chimères et de renoncements

Créé par le 13 mai 2017 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin

Dans la tradition révolutionnaire, le centrisme n’a pas du tout la même acception que dans le langage politicien usuel. Il signifie une posture intermédiaire non pas entre la gauche et la droite mais entre courants de gauche. Ainsi Jean Longuet, petit fils de Karl Marx, passé par le guesdisme puis « le jauressisme de gauche », fut-il qualifié de « centriste »  pour ses positions conciliantes envers l’aspiration à la reconstruction, sous réserves, de l »Internationale – après la faillite de la seconde - en réfutant néanmoins les exigences de Zinoviev et de Lénine au congrès de Tours de 1920. Jean Longuet devait finalement se ranger aux raisons d’un Léon Blum que celui-ci exposa dans son discours historique préparé par un mentor du socialisme français : Lucien Herr. Ce discours, « trop connu pour ne pas être méconnu » selon Philippe Corcuff, révêle « une tradition française réformiste révolutionnaire » susceptible de bousculer les idées reçues des militants communistes, trotskyste et /ou altermondialiste. « Les militants socialistes actuels qui croient, selon P Corcuff, que le socialisme français constitue une version vaguement sociale de l’économie de marché n’en seront pas moins perturbés par la radicalité du propos ».

Dans ces temps présents de nouveaux questionnements de toute la gauche (…), la position « centriste » originale et originelle  - sur laquelle nous reviendrons plus loin – peut nous éviter un double écueil :

-  Celui de l’abandon par la gauche de l’essentiel de ses valeurs et principes au prétexte d’un prétendu  caractère indépassable de l’économie de marché dominée par le néolibéralisme. C’est hélas déjà une réalité incontestable avérée par de trop nombreux exemples : la posture du gouvernement Fabius en 1984 dans la lignée de la « parenthèse libérale » augurée par son prédécesseur à Matignon; l’adoption et la mise en oeuvre du « grand marché »,  de « l’acte unique », des  traités de Maastricht et d’Amsterdam sous les gouvernements Rocard, Bérégovoy et Jospin – ce dernier ayant par ailleurs pulvérisé le record de cessions d’actifs d’entreprises nationales sous  sa législature et appuyé le camp favorable au TCE en 2005 – . ( Et bien entendu le quinquennat du président Hollande qui illustre à présent l’échec patent des gestions social-libérales …)

- Celui du refuge dans la tradition séculaire néo-guesdiste – incarnée jadis par Guy Mollet –  du maximalisme verbal par des dirigeants enclins à plus de liberté de parole dans une cure prolongée d’opposition. (…)

Chacun sait bien, par ailleurs, que les plus sociaux-libéraux dans la gestion gouvernementale ne sont pas forcément les moins disant en critiques gauchisantes dans l’opposition ! Les courants d’extrême-gauche  demeurent quant à eux totalement étrangers à toute perspective d’exercice du pouvoir et se perdent souvent en conjectures dans d’épuisantes querelles de chapelles parfaitement ésotériques pour le profane.

Pour sortir de ces impasses, la posture centriste pourrait se définir comme une ouverture aux réflexions des courants critiques de « la  gauche de gauche » et de  l’altermondialisme tout en assumant pleinement les réalités et évolutions historiques de la gauche. Inscrite définitivement dans la tradition républicaine du socialisme français – qui porte  haut l’exigence démocratique avec la visée laïque et citoyenne -, la gauche reste le creuset d’une perspective sociale audacieuse. Le néolibéralisme – qui n’est rien d’autre qu’une victoire du capitalisme financier sur le monde du travail –  doit donc être combattu avec détermination et réalisme. Il appartient ainsi aux forces de gauche d’entamer et de contester sa légitimité.

Il s’agit d’un  engagement concret de soutien et de relais aux luttes des salariés et aux aspirations populaires, en France, en Europe et dans d’autres régions du monde, couplé d’un travail d’analyses, d’échanges et  d’éducation populaire.  Une telle perspective – en contrepoint absolu avec la logique du néolibéralisme – suppose l’élaboration collective, en France, d’un  projet politique visant à souder un « Front de classes » d’abord  ancré dans les couches populaires ( sans oublier les travailleurs précaires ) et trouvant ses appuis dans de larges fractions du salariat, des travailleurs indépendants et des couches intellectuelles. C’est le combat pour une nouvelle hégémonie culturelle et idéologique autour des valeurs républicaines et sociales de la gauche française ! C’est une volonté de peser pour une Europe solidaire vraiment européenne, tournée vers le Sud et l’Est en contrepoids à la mondialisation libérale et à l’unilatéralisme américain.

La question de la refondation de la gauche se pose dans cette problématique  »centriste » à la recherche de l’ambition du réalisme pour sortir des impasses ; celle d’une gauche de la gauche anti-libérale, cantonnée dans un rôle protestataire et celle d’un républicanisme sans visée affirmée de transformation sociale. D’où notre posture résolument éclectique, fondée sur la critique radicale du néolibéralisme mais profondément ancrée dans les fondamentaux républicains. Rompant avec des réflexes idéologiques pavloviens, ce nouveau  »centrisme » a besoin d’être expliqué pour devenir un nouveau point d’équilibre à gauche entre différentes sensibilités. C’est un défi encore loin d’être relevé !

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Le billet ci-dessus du 8 mai 2007 qui n’a pas pris une ride!!! sinon l’actualisation des parenthèses par suppression de passages anachroniques ou rajout.

Ci-dessous extrait d’une conférence de mars 2016 sur le même thème.

La conférence est disponible avec les apports complémentaires d’autres rédacteurs sur ce blog dans la catégorie blog-notes politique de Xavier Dumoulin

Quelle alternative à cette gauche des chimères et des renoncements? Comment sortir de cet enlisement et de cette étrange connivence entre discours maximalistes et frilosité politicienne?Pourquoi faut-il mettre le cap sur la reconquête d’une république sociale?

Présentation du plan d’ensemble

Introduction: Du décryptage des fausses évidences  des gauches protestataires ou social-libérales accoucheuses de chimères et de renoncements

A la dénonciation de cette étrange connivence d’un maximalisme verbal et d’une frilosité politicienne

Pour rompre avec une politique qui désespère le peuple, nourrie la droite extrême et tue la gauche

1° partie – Du glissement islamophobe – au prétexte de la laïcité- à la liquidation de la politique arabe de la France

§1 -Une polémique entre un écrivain et des chercheurs en sciences sociales révélatrice d’une intériorisation de l’islamophobie

1- Une chronique de l’écrivain Kamel Daoud sur les évènements de Cologne qui fait réagir le monde des sciences sociales

2- Une brèche dans le camp des laïcs

§2-Les virevoltes de la diplomatie française au Proche-Orient et dans le dossier syrien comme symptôme de l’absence de perspective face aux enjeux de la menace terroriste

§3-Le grossier amalgame de Valls entre la volonté de comprendre et la culture de l’excuse

2° partie – Du discours « écolo » radical, comme critique du progrès, à l’accompagnement des politiques de désindustrialisation et de déflation

§1-Le fondamentalisme écologique comme négation de l’héritage humaniste et progressiste et de la perspective d’éco-socialisme.

§2-De l’écologie à la théorie de la décroissance :

1-vert de rage ou de raison?

2- l’embrouille autour de la question du nucléaire Vox Populi,  Mox  Dei

§3-Européisme, austérité et chômage de masse

1-La Grèce, l’Europe et la souveraineté par Jacques Sapir

2-La leçon grecque par Jean-Pierre Chevènement

3° partie – De la déconstruction de l’idée de nation à l’enlisement
de la France dans le néolibéralisme et le capitalisme financier mondialisé

§1-Le grossier amalgame du fait des élites mondialisées entre le nationalisme, la conception citoyenne de la nation et la nature des institutions pour brouiller les repères historiques de la gauche, masquer leur domination et entretenir la confusion entre souveraineté populaire et régression populiste

1-La notion de Nation est-elle obsolète ? Pascale FOURIER, Jean-Pierre CHEVENEMENT

2-Quelques vrais enjeux autour de la réforme des institutions

§2-De la réfutation de l’intérêt national à la fuite en avant dans l’européisme

§3-La soumission aux dogmes de l’ordo-libéralisme et du capitalisme financier mondialisé

4° partie – Du dénigrement du droit à la sûreté et à la sécurité à la liquidation de l’ordre public social

§1-Du refus de l’ordre juste

§2-A l’acceptation des zones de non droit et au détricotage du code du travail

Problématiques en guise de conclusions provisoires

§1-Comment sortir la gauche de sa torpeur et de son essoufflement?

§2-Le communisme et la gauche de la gauche ont-ils encore un avenir?

1-PCF : quelle mutation?

2-L’avenir des gauches (de gauche ou à la gauche de la gauche?)

§3-Pour la rupture démocratique : sortir du néolibéralisme et combattre le néo-conservatisme

§4-Une position centriste radicale et républicaine par refus des vieilles politiques de chimères ou de renoncements

§5-Pour la refondation de la gauche sans mythe ni mirage

1- Quelle refondation? Avec qui? pourquoi? pour qui?

2-Pour prolonger notre conversation entre amis socialistes et républicains…

3-Le pari de la citoyenneté

Introduction:
Du décryptage des fausses évidences  des gauches protestataires ou social-libérales accoucheuses de chimères et de renoncements
A la dénonciation de cette étrange connivence d’un maximalisme verbal et d’une frilosité politicienne
Pour rompre avec une politique qui désespère le peuple, nourrie la droite extrême et tue la gauche Lire la suite »

L’art dans la rue ou dans le quotidien pour des liens qui libèrent…

Créé par le 09 oct 2016 | Dans : a-le quartier libre de Xavier Dumoulin

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Il y a peu, dans la nuit du vendredi au samedi, une émission télévisuelle de grande écoute rediffusait un reportage suivi d’un débat sur l’art de la rue, le « street art ». Ce dernier trouve à s’exprimer par des tags et autres décorations d’artistes inconnus ou illustres, agissant de leur propre chef ou sur commandes publiques. J’ai ainsi entendu Miss-Tic dont j’apprécie le style de dessin. Un graffiti d’elle, sanctuarisé de longue date, s’offre à moi comme un clin d’œil à chacune de mes arrivées sur ce mur d’un endroit chéri, près des Gobelins, musée et station métro. La signature de cette artiste est l’une des plus célèbres dans ce genre qui s’offre à voir pour le plus grand délice des passants. Commentant cet art, l’adjoint au maire de Paris, Bruno Julliard, expliquait avec talent les destinées de ces tags, certains appelés à une longue vie en raison du leur qualité artistique et d’autres plus éphémères pour des considérations d’opportunité.

Dans les débats qui ont suivi le documentaire, un parallèle s’est imposé avec l’art pariétal du Magdalénien, avec l’exemple de la grotte de Lascaux. Ces ornementations animalières ne cessent d’interroger l’humanité sur leur sens quand on sait à présent apprécier leur condition de production, matériaux, techniques, couleurs… Mais pourquoi diable ces peintures enfouies dans des lieux inaccessibles de l’époque paléolithique avec ces symboles féminins et masculins donnant lieu à de vaines tentatives d’explications sans cesse remises en cause par une nouvelle découverte? Depuis Altamira, que de théories controversées à commencer par la difficile reconnaissance de l’authenticité de ces œuvres! A l’instar de ces galets transformés en outil par la main de l’homme des temps reculés qui firent de Bouchet de Perthes, la énième victime de l’obscurantisme religieux en ce milieu du XIX° siècle.

Pour revenir à nos tags préhistoriques que j’affectionne tant – en particulier ceux des mammouths de la grotte de Rouffignac confondus au milieu de ces tags plus contemporains de spéléologues du XIX° marquant leur territoire -, je crois pour ma part que la différence essentielle tient à leur nature ésotérique, rite initiatique plus que d’envoûtement, du fait même de leur enfouissement dans des lieux impénétrables au commun des hommes de ces temps, avec cette juxtaposition de peintures ou de gravures produites sur des millénaires dans ces galeries naturelles protégées de l’érosion des temps jusqu’à nos jours…

Loin de l’exposition à l’air libre et au vu du grand public comme cette dixième édition du musée dans la rue inaugurée samedi à Mont de Marsan, annoncée par cette affiche de visages grimaçants dont nous parlions dans un récent post. Des chorégraphies de comédiens et danseurs aux visages peints, en résonnance avec les créatures de Mauro Corda, alternaient avec les commentaires de quelques œuvres sur un parcours agréable. Cette trajectoire nous a conduit jusqu’à la villa Mirasol au milieu de cette petite assemblée ravie par ces sculptures de style et d’époque variés avec pour trait commun ce phare sur ces  »visages » d’expressions différentes. Une exposition visible jusqu’en novembre et qui offre une heureuse exploration dans ces rues montoises…

Tout cela inspire la promotion d’un art qui se donne à voir dans les lieux de vie à l’instar de l’action de l’artothèque de Pessac. Cette institution diffuse pour le plus grand bonheur des usagers de la grande région de la Nouvelle Aquitaine, des œuvres d’artistes appartenant à son fonds de dépôt artistique, sur un mode de prêt et d’animation en direction des collectivités, administrations et établissements sanitaires ou médico-sociaux de ce grand territoire. Une opportunité à saisir sans attendre!

Xavier DUMOULIN

L’esprit du Sud face au droit animalier, à l’éthique animale et à « l’idéologie végane »

Créé par le 02 oct 2016 | Dans : a-le quartier libre de Xavier Dumoulin

.Le Torero de Mauro Corda, un bronze de 3,20m de hauteur, place des arènes de Mont-de-Marsan

Selon une correspondante de l’AFP, quelques milliers de personnes venues des Landes et d’autres départements ont manifesté samedi à Mont-de-Marsan, dans les Landes, pour défendre leur culture et leurs traditions, notamment la chasse à l’ortolan, face à l’opposition des écologistes. Entre 2.400 personnes (selon la police) et 8.000 (selon les organisateurs) auraient ainsi défié la pluie pour se rassembler devant les arènes pour défendre « l’esprit du Sud ». Sud-Ouest titre ce dimanche « Ils sont fiers de leur culture » relatant le rassemblement du « serment du Plumaçon » du nom des arènes montoises.

« Les chasses traditionnelles, dont celle de l’ortolan, sont le catalyseur de notre ras-le-bol ». « Un jour, c’est la chasse, un jour le gavage de canard, un autre jour la tauromachie… ras-le-bol de cette volonté d’uniformisation de notre société! » s’emporte à la tribune l’édile locale, élue MODEM, Geneviève Darrieusecq.

A ses côtés, le sénateur socialiste Carrère prône l’union sacrée dans une tonalité authentique et avec un accent qui porte bien cette culture du Sud-ouest : « les gens de droite, de gauche, communistes, socialistes ou centristes, tous sont aux côtés de la ruralité pour défendre notre culture et nos chasses » avant de lire une « Charte des libertés et de la diversité culturelle », remise à la préfecture le matin-même.

Aux côtés des politiques, l’ex-torero André Viard fait siffler Alain Bougrain-Dubourg et ses commandos médiatiques. La présence de cette assemblée hier, après la manifestation du 19 août dernier qui avait réuni quelques 2 à 4000 personnes, donne sens aux revendications identitaires de ces Landais.

Mais que penser de cette charte qui promet notamment de défendre « un patrimoine ancestral amplement partagé dans nos régions et qu’il appartient à l’Etat de protéger », de la chasse à la tauromachie, et de la gastronomie à la langue occitane?

Depuis le rejet de l’inscription de la tauromachie dans le patrimoine immatériel de l’UNESCO et la répression des manquements à la loi dans une interprétation restrictive de ses dérogations en matière de chasse à la matole des petits oiseaux, le monde de la chasse et de la corrida s’énerve.  En guise d’exutoire, le départ précipité de la préfète en poste à Mont de Marsan, l’été dernier, manifeste le degré de cette irritation des gens d’ici.

Ceux-ci font l’apprentissage dans leurs luttes de mots savants. Prenez cette idéologie « végane » hier encore dénoncée par les politiques locaux (1). Avec la reconnaissance récente et officielle de l’enseignement du droit animalier qui fait suite à de nouvelles façons d’envisager les relations entre l’homme et l’animal, notamment en matière d’élevage et d’abattage, cette mutation déplace aussi  le curseur vis à vis des tolérances à l’égard des chasses traditionnelles ou bien dans la défense de la tauromachie. Ne s’agit-il pas d’un vrai contre-sens quand on sait la part des sociétés de chasse dans la promotion des grands équilibres écologiques? Et celle des places tauromachiques dans le maintien d’un art équestre avec les écoles andalouse et portugaise et l’élevage des chevaux de pure race espagnole et des lusitaniens, utilisés pour la corrida de « rejon » (2) ou la corrida portugaise, celle-ci sans mise à mort dans l’arène et toujours très prisée du grand public. Sans oublier ces fameux élevages de « toros » qui offrent des produits de qualité tout en préservant un art de vivre ici et en Espagne.

On peut s’interroger sur la pertinence de traditions en perte de vitesse mais on doit respecter ces usages qui font encore partie intégrante d’un mode de vie et d’un rapport à la nature fruit d’un legs culturel qui vient de loin. A commencer par ce droit de chasse démocratique et révolutionnaire qui était jadis l’apanage des seigneurs, ne l’oublions jamais. Épouser son temps pour considérer autrement la relation avec les animaux et dénoncer l’élevage industriel est une chose. Défendre la ruralité et les usages  locaux constitue une tout autre affaire qui mérite un regard serein loin du vacarme parisien de ces provocateurs arrogants qui feraient bien d’être un peu à l’écoute des populations autochtones et de ce bel esprit du Sud.

Xavier DUMOULIN

(1) La consultation du site Wikipédia nous apprend que « le véganisme est un mode de vie consistant à ne consommer aucun produit ou service issu des animaux ou de leur exploitation. L’adoption de ce mode de vie découle généralement d’une idéologie qui propose une redéfinition normative de ce que devraient être les relations des humains aux animaux. » L’adoption d’une pratique alimentaire végétalienne exclut la viande et le poisson, mais aussi les produits laitiers, les œufs et le miel. « Le véganisme exclut la consommation de tout autre produit issu des animaux, de leur exploitation ou testé sur eux (cuir, fourrure, laine, soie, cire d’abeille, cosmétiques et médicaments testés sur des animaux ou contenant des substances animales). Il exclut également l’utilisation d’animaux dans le cadre des loisirs (chasse, corrida, cirques, zoos, etc.). » La personne qui opte pour le véganisme est ainsi dénommée végane

Le mot « végan » est aussi utilisé au masculin, et coexiste avec la forme épicène « végane » (utilisée au masculin et au féminin). »Le site Wikipédia nous renseigne aussi sur « l’antipécisme »,  » ce mouvement selon lequel la même considération morale devrait être accordée aux différentes espèces animales. Quant à « L’éthique animale », nous empruntons ce court développement à un internaute qui la qualifie de « quelque chose de similaire à la connaissance des Anges, à ceci près que nous sommes certains les animaux existent. Vous allez me dire qu’affirmer qu’un problème doit être ancré dans la « nature humaine », pour qu’il soit sensé d’essayer de le résoudre, relève de l’anthropocentrisme. Je vous répondrais qu’en ce cas, c’est toute la philosophie qui est anthropocentriste. Par ailleurs, il faudrait montrer en quoi l’anthropocentrisme est gênant dans le cas précis qui nous occupe, au lieu de le présupposer tel. A près tout, jusqu’à preuve du contraire, c’est l’homme qui écrit de la philosophie, pas les animaux, et il l’écrit pour l’homme.« http://www.ethiqueanimale.com/lethique-animale-proces-fictif-et-accuses-imaginaires-reponse-a-un-commentaire.html

(2) Un réjonéador est un cavalier combattant le taureau avec un rejón, javelot de bois qui a succédé à la lance dans la pratique seigneuriale du combat à cheval du taureau. La corrida de rejón ou corrida équestre porte encore le nom de « caballero en plaza » (synonyme de «  torero à cheval »). Source wikipédia

 

 

Eloge de la laideur par temps de grisaille

Créé par le 01 oct 2016 | Dans : a-le quartier libre de Xavier Dumoulin

image : Affiche Mont de Marsan Sculptures 10 - 2016Les oeuvres du sculpteur Mauro Corda prochainement exposées à Mont de MarsanAfficher l'image d'origine

Mauro Corda
A partir du 8 octobre, dans les rues de Mont-de-Marsan, l’exposition « Visages » met l’humain au coeur de la 10ème édition de « Mont-de-Marsan Sculptures ». Les oeuvres de Mauro Corda seront ainsi exposées aux côtés de celles de Charles Despiau, Christophe Charbonnel, Lisbeth Delisle, Diadji Diop, Jan Fabre, Annick Leroy, Laurent Reynès, Virepinte D., Camille Claudel, Igor Mitoraj, Auguste Rodin…Organisée depuis 1988, la triennale « Mont-de-Marsan Sculptures » décline, autour d’une thématique particulière, une série d’expositions et d’installations sur un parcours urbain, en écho au fonds de sculptures figuratives du Musée Despiau-Wlérick.Du 8 octobre au 6 novembre 2016, l’exposition « Visages » présentera une sélection d’œuvres et d’installations d’artistes modernes et contemporains positionnés le long d’un parcours piéton entre la Minoterie et les berges de la Midouze, le musée et ses jardins, ceux du Presbytère et du Conseil départemental, les jardins de la Villa Mirasol et la Rotonde de la Vignotte.

J’ai beau tourner et retourner ma carte d’invitation à l’inauguration de la dixième édition de Mont de Marsan sculptures intitulée « Visages », je ne vois que d’affreuses grimaces dans ces expressions faciales visqueuses en forme de ballon de foire d’un vert cru, tourmentées et suspendues à un fil qui les retient…(1)

Je les retrouve aussi sur de grands panneaux publicitaires, à l’entrée de ma ville, ces sept visages qui rivalisent de laideur pour annoncer l’évènement culturel de l’automne. Dans un premier temps, j’ai vécu cette rencontre avec l’image comme un choc s’accompagnant d’un sentiment de rejet esthétique. Cette agression primitive a évolué au fil des jours et de mes passages devant ces icônes. J’en suis revenu à plus de sérénité envers ces odieuses créatures. Et même à considérer que sur un plan commercial, je veux dire en terme d’accroche, il y aurait peut être là quelque chose de génial qui ne laisse pas indifférent.

Prochainement exposées dans la rue, l’affiche annonce des œuvres de Corda (2), Charbonnel, Claudel,  Delisle, Despiau, Diop, Fabre, Leroy, Mitoraj, Reynès, Rodin et Virepinte. Si mon amie montoise regrettée, Béatrice, talentueuse critique d’art, était encore avec nous, je me serais naturellement tournée vers elle pour me faire expliquer cette fascination pour la laideur. Peut être m’aurait-elle rassurée quant à mes réactions viscérales ou bien, au contraire, accompagnée dans un cheminement initiatique, pour regarder autrement ces faces répugnantes qui inspirent jusqu’au dégoût.

A la réflexion elles appellent à plus de respect quand on songe à ces visages tourmentés des bourgeois de Calais du musée Rodin et à bien d’autres œuvres de haute signature dans le sillon de Claudel…

J’en viens tout de go à une éloge de la laideur par ces temps sans clarté, avec ces catastrophes humanitaires dans un monde apocalyptique en proie au fondamentalisme annoncé il y a peu dans un roman couronné par l’académie française. De l’art à la littérature, du monde de l’esprit aux choses de la vie, cet obscur horizon qui s’annonce dans ces visions prophétiques d’un chaos universel, rappelle l’apocalypse de Saint-Sever. Une autre façon artistique d’évoquer cette fin du monde qui hante les esprits depuis les temps anciens.

Entre laideur et désespérance, il pourrait y avoir quelques connivences. Mais ce serait sans doute bien réducteur de considérer avec tant de trivialité ce message pathétique d’un art qui ne flirte qu’en apparence avec le mauvais goût. Rappelons-nous pour nous consoler l’ouverture puis la chute rédemptrice de ce poème de Baudelaire : « une charogne » (3)

Xavier DUMOULIN

(1) « Ses ballons nous emmènent à la porte des rêves illusoires, mais la chute est là, rire sarcastique, grimace d’écoeurement. Rouges, bleus, oranges, verts, jaunes, ils nous dévisagent du haut de leurs piques, ces Ballons suspendus. C’est comme à la fête foraine, l’ambiance n’y est plus, on n’y croit plus, on fait semblant de s’amuser, on mise en sachant qu’on ne peut que perdre ; il y a là comme un relent de mort annoncée. »
Thierry Delcourt, psychanalyste et critique d’art

(2) Le Torero, Mauro Corda, un bronze de 3,20m de hauteur a été commandé par la ville de Mont-de-Marsan à la suite d’une exposition du Musée Despiau-Wlérick (1991). L’attitude cambrée du torero, son visage, aux traits anguleux reflètent la noblesse et la force (cf l’illustration de notre billet  L’esprit du Sud face au droit animalier, à l’éthique animale et à « l’idéologie végane »)

(3) Une charogne

Rappelez-vous l’objet que nous vîmes, mon âme, Ce beau matin d’été si doux : Au détour d’un sentier une charogne infâme Sur un lit semé de cailloux, Les jambes en l’air, comme une femme lubrique, Brûlante et suant les poisons, Ouvrait d’une façon nonchalante et cynique Son ventre plein d’exhalaisons. Le soleil rayonnait sur cette pourriture,……Quand vous irez, sous l’herbe et les floraisons grasses, Moisir parmi les ossements. Alors, ô ma beauté ! dites à la vermine Qui vous mangera de baisers, Que j’ai gardé la forme et l’essence divine De mes amours décomposés !

Frangy-en-Bresse, Montebourg et ses frangins de la frange socialiste…

Créé par le 21 août 2016 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin

Samedi, Henri Emmanuelli, ce mentor historique du courant « un monde d’avance », redoublait d’exaspération face aux candidatures socialistes de ses proches. Et il confiait au journal Sud-Ouest son dépit avec des mots peu amènes qui font le titre et la trame de son entretien : « Hamon et Montebourg sont irresponsables ». Les intéressés apprécieront  à leur juste mesure ces propos tranchants de l’ancien président de l’Assemblée nationale et secrétaire du Parti socialiste qui fut lui même le rival de Lionel Jospin pour la désignation du candidat à la présidentielle de 1995 !

Cette condamnation sans appel d’une démarche visant pourtant à ouvrir une perspective aux courants dits de gauche en dit long sur la confusion et l’impuissance qui règnent dans ces franges de la gauche d’un parti en pleine décomposition! D’autant qu’elle sort de la bouche du président du conseil départemental des Landes dont on connaissait pourtant l’intransigeance vis à vis des dérives social-libérales…

Pour la petite histoire, nos Landais de Solferino au coeur de ces terres socialistes où l’on chasse encore l’ortolan à la matole, semblaient beaucoup plus préoccupés du maintien des chasses traditionnelles  que de l’annonce de la candidature de leur ancien chef de file, Benoit Hamon (1). Ce dernier qui faisait traditionnellement carton plein à « la fédé des Landes » se retrouve ainsi, dans ce retournement, dépossédé de ses précieux appuis et devient presque une cible. Son programme n’est pourtant pas pour déplaire à sa base sans doute quelque peu dépitée : réduire le temps de travail, instaurer un revenu universel, booster l’économie sociale et solidaire et plus généralement, l’économie alternative. Avec sur le plan institutionnel, cette aspiration à une sixième république pour sortir de la « cinquième (qui) est une machine à trahir ». Et cette condamnation sans appel du pouvoir en place : « Les électeurs sont sans voix entre les deux scrutins présidentiels. La meilleure preuve est la manière dont la loi Travail leur a été imposée, alors qu’ils n’en veulent pas ».

Des propos qui font écho à ceux de cet autre socialiste encarté, candidat à la primaire, Gérard Filoche, caution de gauche qui mène de longue date une véritable guérilla au sein du PS sur les sujets qui fâchent dans le champ du social, du travail et de l’emploi…

Dans une récente déclaration, Marie-Noëlle Lienemann donne, elle aussi, sens à sa candidature dans la recherche d’une « voie alternative, nécessaire et crédible, (qui)doit se construire avec 3 priorités : La justice sociale, clé de voûte de la force de la France, de son redressement et de la création d’emplois ; Un nouveau souffle pour le pacte républicain et notre démocratie ; Une France plus indépendante sur la scène internationale. »

C’est dire, si l’on rajoute les candidatures écologistes, qu’il ne manque pas de protagonistes pour barrer la route à François Hollande! Lequel devra aussi faire face aux prétentions de la gauche de gauche, de l’ex-Front de gauche aux anti-capitalistes… Sans oublier le très libéral ministre Macron (Cf notre billet d’hier en lien en note 2)!

D’où la réaction ce jour de Jean-Christophe Cambadélis qui estime pour sa part, dans une interview au journal du Dimanche, que « pour beaucoup de responsables de gauche et de socialistes », la candidature du président à sa succession « est une nécessité » (3). Hollande « doit penser qu’on l’a enterré un peu trop vite », souligne encore le premier secrétaire du PS qui déplore le grand nombre de candidats à la primaire socialiste et affirme non sans raison que « la présidentielle, ce n’est pas la chasse aux Pokémon ! »

Le Monde réservait hier une pleine page 7 au « coup de poker d’Arnaud Montebourg ». L’ancien ministre de l’économie devrait se déclarer candidat à la présidentielle à l’occasion de la traditionnelle fête de rentrée – dite de la rose – de Frangy en Bresse, aujourd’hui rebaptisée « fête populaire ». On comprendra cette appellation dans la perspective de rassembler très au-delà des troupes des frondeurs socialistes. Ne s’agit-il pas d’abord, pour cet aspirant à la fonction suprême, d’une annonce devant le peuple qui fait fi des considérations partisanes et des procédures de désignation qui vont avec? Ce serait alors une ouverture et un appel aux soutiens de forces disponibles qui ne se retrouvent pas dans la nébuleuse socialiste de primaires fermées qui obligent ensuite à la discipline derrière un candidat officiel.

On suivra avec attention la logique et le contenu d’un projet pour la France. Comment assurer la sûreté et la sécurité des Français dans une géopolitique internationale qui appelle une rupture avec la diplomatie atlantiste? Comment revenir à plus de justice sociale et sortir de l’étau de la mondialisation libérale?Comment promouvoir « le made in France » dans cette zone atone des pays de l’euro? Comment vivifier le tissu industriel, l’économie et l’emploi dans la perspective d’un développement soutenable qui a besoin de préserver ses atouts tout en diversifiant ses ressources énergétiques? Comment rassembler les Français autour d’un nouveau pacte républicain et redonner un élan au vivre ensemble et à la démocratie?

Autant de sujets dictés par les attentes populaires, l’intérêt national et les exigences d’une période de menaces terroristes et sur lesquels on ne peut transiger pour sacrifier lâchement aux caprices d’une frange, celle de cet électorat écolo-bobo ! Surtout dans ce contexte d’une vraie menace de disqualification de la gauche au soir du premier tour si l’on restait impuissant à contrer la force d’attractivité du FN!

Xavier Dumoulin

(1) Comme l’exprime le titrage de Sud-Ouest du 20 août en couverture en haut en colonne de droite  « Politique Emmanuelli recadre la gauche » et juste dessous « La chasse à l’ortolan à cor et à cri Mont de Marsan Hier près de 2000 manifestants ont défendu les chasses traditionnelles et un certain art de vivre à la landaise selon eux menacés. Et l’article précise que « les participants, emmenés par leur « leader », le sénateur socialiste Jean-Louis Carrère, ont rappelé au représentant de l’État « leur attachement  viscéral à la chasse à la matole, une pratique immémoriale et un patrimoine endémique ».

 (2) Macron s’affiche avec de Villiers et jette le masque…

Posté par le 20 août 2016 | Dans : a-le quartier libre de Xavier Dumoulin, a1-Abc d’une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin

(3) Après Marie-Noëlle Lienemann, Benoît Hamon, Arnaud Montebourg… Vous vous attendiez à autant de candidatures?
«  Il faut dire à tout un chacun que la présidentielle, ce n’est pas la chasse au Pokémon! L’élection qui vient est sûrement l’une des plus complexes et difficiles depuis 50 ans. Jamais les conditions n’ont été à ce point réunies pour que ­Marine Le Pen soit au centre du jeu… »

 

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