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Coups de force permanents, par Philippe Thureau-Dangin

Créé par le 01 déc 2012 | Dans : Contre le candidat du capitalisme mondialisé, Elections

Dans l’affaire Copé-Fillon, ce qui est fascinant va bien au-delà d’un combat des chefs où la haine est à nu. Cette lutte de pouvoir illustre surtout à merveille les nouvelles moeurs « démocratiques » que l’on voit à l’oeuvre un peu partout dans le monde. Expliquons-nous.

L’UMP, parti issu d’une longue tradition bonapartiste, a voulu, dit-on, organiser un moment démocratique : l’élection de son président au suffrage universel (militants et sympathisants).

UTILISATION DE L’APPAREIL ET DES FONDS DU PARTI

Et le résultat n’a pas déçu : mauvaise organisation, irrégularités, bourrage de quelques urnes, intimidations dans les fédérations, utilisation de l’appareil et des fonds du parti par l’un des candidats, etc.

Mieux, dans les jours qui ont suivi le vote, d’autres travers sont apparus : autoproclamation à répétition d’un candidat, omniprésence médiatique, manipulation des instances de régulation, etc.

Tout cela n’est pas très différent de ce que l’on voit à l’oeuvre, par exemple, en Egypte avec Mohamed Morsi (mise au pas de l’autorité judiciaire), avec Viktor Orban en Hongrie (refonte de la loi électorale à son profit), ou à gauche avec un Rafael Correa en Equateur (utilisation de la justice contre les médias), etc.

Tous ces dirigeants sont bien issus de scrutins « démocratiques » et disent accepter pleinement la démocratie, mais ils font tout pour la vider de son sens ou la détourner (ne parlons pas ici de Vladimir Poutine, l’exemple type).

Ces dévoiements ne touchent pas seulement des démocraties « nouvelles », qu’elles soient issues des décolonisations, des dictatures latines ou de l’effondrement du bloc soviétique.

LE FEUILLETON DE L’UMP

Ils touchent aussi des pays comme l’Italie de Silvio Berlusconi, et nul doute que de semblables tentations s’exerçaient en France dans un passé tout récent…

Le passionnant feuilleton de l’UMP nous montre aussi cela, sans fard, car tout y est quasiment public. C’est un microcosme qui reflète, en petit, le macrocosme international.

Aujourd’hui, la démocratie s’est imposée partout comme régime universel. Hormis quelques princes arabes ou potentats issus de la guerre froide (Corée du Nord notamment), être dictateur à l’ancienne n’est plus de saison.

Au sein de la droite française, on a voulu « faire démocrate ». On voit assez bien quel genre de politique pourrait suivre un Jean-François Copé s’il était à la tête de l’Etat, et vers quel régime cela pourrait nous conduire.

On ne sait pas, en revanche, ce qu’auraient fait François Fillon et ses lieutenants s’ils avaient « tenu » l’appareil ni ce que celui-ci fera le jour où il sera élu président de quelque chose.

ANGELA MERKEL TRAITÉE DE POSTDÉMOCRATE

On a comparé la lutte autour de la présidence UMP aux cafouillages que l’on a pu constater en Afrique, après telle ou telle élection. Ce n’est pas suffisant. Il faut rattacher cette histoire exemplaire à ce que l’on voit émerger un peu partout : des régimes « postdémocratiques », où le scrutin n’est qu’un prétexte, et où l’essentiel du pouvoir se passe ailleurs.

Le politologue britannique Colin Crouch a analysé ce phénomène au début des années 2000, en expliquant pourquoi, peu à peu, les intérêts privés et la puissance des lobbies, financiers, médiatiques et autres, vidaient la démocratie de son sens et de sa substance, et cela même en Europe (la chancelière Angela merkel elle-même a été traitée de postdémocrate par le philosophe Jürgen Habermas).

Mais il y a encore plus frappant, et on en a un exemple avec l’UMP et ses nombreuses commissions faussement indépendantes (Cocoe, Conare) : dans cet univers postdémocratique, les politiques ont du mal à respecter la séparation des pouvoirs. Le législatif n’est qu’une ombre et le judiciaire doit filer doux. On crée, à côté, des commissions à sa botte. Fini donc les coups d’Etat, nous voilà entrés dans l’ère des coups de force permanents.

Philippe Thureau-Dangin, ancien directeur de « Courrier international », chercheur associé à l’Institut des relations internationales et stratégiques

Article publié dans LE MONDE du 29.11.2012

L’appel d’anciens résistants aux jeunes générations

Créé par le 14 mai 2011 | Dans : Elections

LEMONDE.FR | 14.05.11 | 15h10  •  Mis à jour le 14.05.11 | 17h27

L'appel d'anciens résistants aux jeunes générations dans Elections empty

 

L'ancien résistant Stéphane Hessel lors du lancement de l'Appel de Thorens-Glières, samedi 14 mai.

L’ancien résistant Stéphane Hessel lors du lancement de l’Appel de Thorens-Glières, samedi 14 mai.AFP/JEAN-PIERRE CLATOT

 

Réunis samedi 14 mai sur le plateau des Glières, haut-lieu de la résistance, en Haute-Savoie, des vétérans de la lutte contre l’Occupation lancent un appel aux candidats à la présidentielle de 2012 afin de ranimer les idéaux de la Libération. Comment retrouver l’esprit des réformes politiques de 1944 ? Voici le texte intégral de l’appel, obtenu par Le Monde :

Appel de Thorens-Glières, le 14 mai 2011

Le 8 mars 2004, treize vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France libre lançaient un  » Appel aux jeunes générations «  dénonçant notamment  » la remise en cause du socle des conquêtes sociales de la Libération « . Cette tendance régressive s’accélère dramatiquement. Nombre de citoyennes et citoyens s’en indignent.

Partout la prise de conscience que les valeurs, toujours actuelles, incarnées en 1944 dans le programme du Conseil National de la Résistance, ouvrent l’espoir qu’un mieux-vivre ensemble est possible. Il est aujourd’hui concevable de définir un nouveau « programme de la Résistance » pour notre siècle. Au lieu de cela, le débat public qui s’annonce avec les élections de 2012 semble privilégier les manœuvres politiciennes au service d’intérêts particuliers sans traiter :

  • des causes politiques des injustices sociales,

  • des raisons des dérégulations internationales,

  • des origines des déséquilibres écologiques croissants.

Comme en 2004, nous souhaitons que tous les citoyens, tous les partis, tous les syndicats, toutes les associations participent à l’élaboration d’un Projet de Société du 21ème siècle en repartant du programme du CNR  » Les jours heureux «  adopté le 15 mars 1944.

Ce programme politique constitue toujours un repère essentiel de l’identité républicaine française.

Avec l’association  » Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui «  nous appelons tous les partis politiques, toutes les candidates et candidats à un mandat public dans le cadre des élections présidentielle et législatives de 2012 à prendre trois engagements qui mettront réellement en application la devise républicaine  » Liberté Egalité Fraternité « .

Premièrement, afin de garantir l’égalité :

Lancer immédiatement le travail législatif et réglementaire qui permettra de reconstituer les services publics et institutions créés à la Libération pour aller vers une véritable démocratie économique et sociale. Possible en 1944, cette démarche l’est d’autant plus aujourd’hui, alors que le pays n’a cessé de s’enrichir depuis. Droit à la santé pour tous, droit à une retraite, droit à l’éducation, droit au travail, droit à la culture demeurent les seuls véritables garants de l’égalité républicaine. Une égalité qui n’a de sens que dans le respect du droit des étrangers.

Deuxièmement, afin de garantir la liberté :

  • Approfondir la forme républicaine du gouvernement afin de séparer clairement les pouvoirs et renforcer la démocratie parlementaire au détriment de notre régime présidentiel personnalisé.

  • Développer de nouvelles pratiques de la démocratie dans laquelle l’action de la société civile sera reconnue, et restaurer les conditions du principe d’ailleurs défini à l’article 2 de la constitution actuelle :  » gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple « .

  • Garantir la qualité du débat démocratique et la fiabilité des contre-pouvoirs, en assurant à nouveau la séparation des médias et des puissances d’argent comme en 1944.

Ces 3 axes de débats devront aboutir à une démarche souveraine d’ » Assemblée constituante «  vers de nouvelles pratiques républicaines.

Troisièmement, afin de garantir la fraternité :

Travailler les coopérations avec les peuples et les pays, en refusant l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie. Favoriser résolument des solutions soutenables pour les équilibres écologiques, dans les limites de développement compatibles avec la survie humaine. Ecarter de la marchandisation totale les besoins vitaux de l’être humain comme l’eau, la nourriture et l’énergie. Il est temps de bien vivre ensemble, dans la haute nécessité de l’épanouissement du plus grand nombre et d’offrir une perspective d’avenir prometteur aux jeunes générations.

Plus que jamais, comme le proclamait en 2004 l’Appel des Résistants aux jeunes générations, à ceux et celles qui font ce siècle qui commence, nous voulons dire avec affection :  » Créer c’est résister. Résister c’est créer « .

Les signataires : Raymond Aubrac, résistant ; Stéphane Hessel, résistant, déporté ; Marie-José Chombart De Lauwe, résistante, déportée, présidente de la Fondation pour la mémoire de la déportation ; Daniel Cordier, résistant, secrétaire de Jean Moulin ; Georges Séguy, résistant, déporté ; Walter Bassan, résistant, déporté ;  Henri Bouvier, résistant, déporté ; Léon Landini, résistant FTP MOI ; Pierre Pranchère, résistant ; François Amoudruz, résistant, déporté, membre de la présidence nationale de la FNDIRP ; Jean Marinet, résistant, déporté, président de la FNDIRP de l’Ain ; Noëlla Rouget, résistante, déportée ; Odette Nilès, résistante, ex-fiancée de Guy Moquet ; Charles Paperon, résistant, co-président de l’ANACR Finistère ; Pierre Moriau, résistant.

La gauche aborde les élections régionales en ordre dispersé, par Michel Noblecourt

Créé par le 13 nov 2009 | Dans : Elections

François Hollande, sous l’autorité duquel le Parti socialiste avait réussi le grand chelem en 2004, en gagnant les élections régionales, cantonales et européennes, est confiant. « Il y a toutes les raisons de croire, a-t-il assuré le 9 novembre sur Radio Classique, que les élections régionales seront bonnes pour la gauche. » Le même jour, au « talk Orange-Le Figaro« , l’ancien premier secrétaire a ajouté un codicille en forme d’avertissement : « Puisque nos partenaires veulent partir séparément de nous, relevons le défi. Au premier tour, soyons forts parce que c’est la condition pour rassembler la gauche et au-delà. » 

A quatre mois du scrutin des 14 et 21 mars 2010, la droite, qui devrait pourtant partir à la bataille dans une parfaite unité, semble revoir ses ambitions à la baisse quant au nombre de régions qu’elle espère ravir à un PS qui en détient vingt sur vingt-deux en métropole. Avec une gauche en ordre dispersé au premier tour, la « mode 2010″ est à l’autonomie. Conséquence : le PS pourrait se voir disputer une ou deux présidences par des alliés, venant de sa gauche ou plus vraisemblablement des écologistes, tentés de faire de la surenchère pour monnayer leur soutien au second tour. L’éclatement de la gauche rend l’échéance périlleuse pour le PS. Mais si chaque parti a fixé ses règles, les transgressions ne s’annoncent pas marginales.

Le PS, qui bouclera ses listes et adoptera une plateforme nationale lors d’une convention le 12 décembre, campe sur « le rassemblement de la gauche et des écologistes ». « Les socialistes doivent avoir une stratégie électorale claire », a affirmé le bureau national, le 20 octobre, en la définissant ainsi : « Une fois seulement la gauche rassemblée, nos listes pourront s’ouvrir au second tour à toutes celles et tous ceux qui veulent se retrouver autour d’un projet de gauche. «  De fait, Martine Aubry a avalisé une ouverture au second tour « aux humanistes et aux démocrates », c’est-à-dire au MoDem.

Comme en 2004, le PS a conclu des accords avec le Parti radical de gauche (PRG), qu’il avait « oublié » aux européennes, et le Mouvement républicain citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement, sur des listes communes dès le premier tour. « Le danger, souligne un expert électoral du PS, c’est que nous soyons assez faibles au premier tour et nos futurs partenaires assez forts au point de menacer de se maintenir au second tour si on ne leur donne pas satisfaction. » L’accord PS-MRC du 4 novembre fait référence à une union des « forces de gauche et républicaines ». M. Chevènement qui, comme M. Hollande et Ségolène Royal, a rencontré récemment François Bayrou, s’est converti à l’idée d’un dialogue « républicain » avec le MoDem.

Plusieurs régions dirigées par le PS, comme la Bourgogne et Rhône-Alpes, sont déjà tentées de transgresser la règle de Solférino et de s’allier avec le MoDem dès le premier tour. Vincent Peillon, qui anime le courant ségoléniste L’espoir à gauche, pousse dans ce sens. Le 14 novembre, à Dijon, il organise les premières rencontres du Rassemblement social, écologique et démocrate (qui va ouvrir son propre site sur Internet) sur le thème de l’éducation avec Marielle de Sarnez (MoDem), Robert Hue, l’ancien dirigeant communiste qui vient de fonder le Mouvement unitaire progressiste (MUP), et Gabriel Cohn-Bendit en tant qu’ambassadeur des écolos.

En renouvelant la configuration qui leur a si bien réussi aux européennes du 7 juin, celle d’Europe Ecologie, les Verts ont opté pour l’autonomie. Ils font le pari de faire jeu égal avec le PS, voire de le dépasser dans certaines régions, comme l’Ile-de-France. Cécile Duflot, leur secrétaire nationale, récuse le double procès qui leur est fait. Daniel Cohn-Bendit a vu dans leur refus de s’allier au MoDem dès le premier tour une marque de « sectarisme ». Mme Duflot met en avant leur ouverture à la société civile. Et elle exclut tout chantage sur le PS, qui amènerait les Verts à lui réclamer une présidence, même s’il est devant eux, en échange de leur soutien.

Le Parti communiste a sauté le pas. Il a choisi l’autonomie, en reconduisant avec le Parti de gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon le Front de gauche des européennes. Il s’est affranchi du PS – alors qu’en 2004 il avait fait liste commune au premier tour, à l’exception de sept régions – mais est résolu à le rejoindre au second tour. « Dans un gros tiers de régions, là où ils savent qu’ils n’ont aucune chance, ils seront avec nous dès le 14 mars », dit-on au PS. Quant au MUP de M. Hue, qui va être rejoint par Jean-Claude Gayssot et rêve de créer une « confédération progressiste et démocratique », il devrait avoir des candidats sur toutes les listes départementales menées par le PS.

Comme prévu, le Front de gauche ne s’est pas élargi au Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) d’Olivier Besancenot, qui subira à l’extrême gauche la concurrence de Lutte ouvrière. L’échec a été constaté, le 10 novembre, le NPA refusant d’entrer dans des exécutifs « dominés par le PS et/ou Europe Ecologie qui mènent des politiques d’adaptation au libéralisme ». Mais une menace de scission plane sur le NPA, et la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE) animée par Clémentine Autain, venue du Parti communiste, devrait participer au Front de gauche pour porter « la colère sociale dans les assemblées régionales ». Il n’est pas sûr que cela change fondamentalement la donne.



Courriel : noblecourt@lemonde.fr.

Michel Noblecourt (Editorialiste)

Thérapie de groupe pour les députés PS

Créé par le 28 juin 2007 | Dans : Elections, Gouvernement

Ayrault a nommé un «shadow cabinet» de 21 membres après moult tractations.

Par Nathalie RAULIN

QUOTIDIEN LIBERATION : jeudi 28 juin 2007

Ça soupire, ça conteste, ça doute. De l’aveu même de son chef de file, Jean-Marc Ayrault, remettre le groupe PS en «ordre de marche» est un «exercice difficile». «C’est vrai, il n’y a pas une ambiance géniale, admet le fabiusien Philippe Martin (Gers). On a du mal à identifier un chef, une ligne, ça commence à faire beaucoup.» Dans ce contexte, la méthode adoptée pour galvaniser les députés socialistes a été fraîchement accueillie hier.

Lundi, dans la foulée de sa réélection à la tête du groupe, Jean-Marc Ayrault avait annoncé la mise en place d’un shadow cabinet. Inspirée de la pratique parlementaire britannique, l’idée consiste à former un contre-gouvernement pour gagner en réactivité et en visibilité lors de l’examen des réformes voulues par Matignon. Hier, Ayrault a donc soumis à ses amis une liste précisant le portefeuille des députés promis à exercer des responsabilités au sein du groupe. Convaincu que c’est au parti et non au groupe PS de porter la critique de l’opposition, Henri Emmanuelli a aussitôt bondi, pointant de grandes absences comme celle d’Alain Vidalies, spécialiste reconnu du droit du travail. Egalement oublié, Jean Glavany ne cache pas non plus son mécontentement.

Bronca. Autant de maladresses qui alimentent des grondes moins avouables. «Cette liste fait la part belle aux royalistes», dénonce un élu. «C’est vrai que ce n’est pas extraordinairement équilibré, reconnaît même l’un des nominés. Mais tout le monde ne s’est pas non plus porté volontaire pour un surcroît de travail !» Par crainte de nourrir une bronca naissante, Ayrault a corrigé sa copie au pied levé.

Premier vice-président du groupe, Arnaud Montebourg (Saône-et-Loire) est ainsi pressenti pour piloter la commission «prospective», chargée de travailler en amont sur des dossiers sensibles comme les retraites ou l’assurance maladie. Deuxième vice-président, Philippe Martin se voit confier le suivi de tous les dossiers relevant du développement durable et de l’agriculture. Pas moins de dix-neuf vice-présidents devraient travailler à leur côté, dont François Brottes (Isère) pour le suivi des affaires économiques, Patricia Adam (Finistère) pour la défense, Manuel Valls (Essonne) pour les dossiers de la commission des lois. Bernard Roman (Nord), ancien président de la commission des lois, assurera pour sa part le suivi des institutions, Sandrine Mazetier (Paris) planchera sur l’éducation, Alain Claeys (Vienne) sur la recherche, etc. Repêché, Vidalies récolte, lui, les entreprises.

Modifications. D’autres modifications pourraient intervenir : hier, les commissaires PS aux finances ont choisi pour les représenter Jean-Louis Idiart (Haute-Garonne) et non Jérôme Cahuzac (Lot-et-Garonne), un peu vite propulsé vice-président chargé des finances… Echaudé, Ayrault minimise désormais la portée de sa réorganisation interne : «Je n’aime pas le terme de shadow cabinet. Je préfère parler d’équipe.» Pas encore de dream team. 

L’opposition constructive s’organise au PS

Créé par le 27 juin 2007 | Dans : Elections

A peine né, le cabinet fantôme socialiste est déjà contesté. Les députés PS de la commission des Finances ont en effet refusé la désignation de Jérôme Cahuzac comme pendant du ministre des Finances, décidant à l’unanimité, lors d’une réunion, de choisir plutôt Jean-Louis Idiart.André Vallini, ex-président de la commission Outreau, et Aurélie Filippetti, tous deux proches de Ségolène Royal, avaient été désignés mercredi porte-parole des députés socialistes.Lesquels avaient décidé, sur proposition de leur président de groupe Jean-Marc Ayrault, de former également un «contre-gouvernement» composé des vice-présidents du groupe. Ils seront chargés de répliquer aux membres du gouvernement Fillon. L’expression «cabinet fantôme» est toutefois réfutée dans les couloirs du Palais-Bourbon par André Vallini pour qui «il s’agit de constituer une opposition constructive».

Jean-Marc Ayrault avait été nommé, lui, coordinateur sur les Affaires étrangères et européennes alors qu’Arnaud Montebourg, ancien porte-parole de Ségolène Royal, est le premier vice-président chargé de la prospective et le fabiusien Philippe Martin le 2ème vice-président chargé du développement durable et de l’agriculture.

Les députés socialistes ont décidé, sur proposition de leur président de groupe Jean-Marc Ayrault, de former un « contre-gouvernement » de 15 membres nommés vice-présidents du groupe. Ils seront chargés de répliquer aux 15 ministres du gouvernement Fillon.

Pau-Langevin, Gorce et Mazetier
Ont été aussi nommés vice-présidents :
Patrick Bloche (Prospective, Culture, communication)
George Pau-Langevin (immigration, co-développement)
Bernard Roman (Institutions)
Pascal Terrasse (Santé)
Gaëtan Gorce (Travail)
Manuel Valls (Lois)
Sandrine Mazetier (Education nationale)
Michèle Delaunay (grand âge)
Jean-Yves le Bouillonnec (Logement, Ville)
François Brottes (Affaires économiques)
Patricia Adam (Défense)
Victorin Lurel (Outre-mer)
Jérôme Cahuzac (Finances)
Marisol Touraine (Protection sociale)
Alain Vidalies (Entreprises)
Martine Lignières-Cassou (Transports)
Alain Clayes (Enseignement supérieur)
Jean-Yves Le Déaut (Recherche)
Geneviève Gaillard (Environnement)

AFP ¦ Le député socialiste Jérôme Cahuzac (Lot-et-Garonne)

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